lundi 20 janvier 2014

Extraits des propos de Guy Aurenche, président du CCFD Terre Solidaire lors de sa rencontre avec la délégation de Gironde le 10 janvier 2014


Michel Dorémus, de la délégation 33, présente Guy Aurenche
Guy Aurenche rappelle brièvement ses convictions fondamentales qu'il a exposées dans son livre « Avocat de l’Espérance » : « le CCFD Terre Solidaire permet à l’Espérance de vivre », il faut « célébrer le vivant ».
 
Quel est le monde que je transmets à mes petits-enfants ? Quels moyens, et notamment quels mots je prends pour transmettre ? Une bonne nouvelle, ça se transmet, sinon c’est une momie. Le CCFD Terre Solidaire ne dit pas que le monde est fichu, il est là pour dire  « ça ne fonctionne pas ». Il faut mener un travail de réflexion. Nous sommes en période de transition : comment construire des liens en transition ? Rien n’est joué, tout est jouable. Le partenariat  du CCFD-TS ouvre des perspectives. Le CCFD Terre solidaire peut jouer un rôle essentiel en aidant ses partenaires à se poser des questions.


Il ne faut pas mettre ses convictions dans sa poche. Au CCFD Terre Solidaire, nous sommes  actifs mais plus que jamais il faut prendre le temps des raisons de notre action et montrer le souffle qui nous anime. Dans le nouveau Rapport d’Orientation, la place de la Bonne Nouvelle, de la doctrine sociale de l’Eglise est réaffirmée. Outre les 5 thèmes principaux, il a été créé 2 thèmes transversaux : l’environnement et l’égalité femme/ homme quant à l’accès aux droits.

Guy Aurenche répond aux questions


Une partie de l'assistance
L’engagement en termes social et politique doit être de plus en plus grand. C’est la société civile qui doit être novatrice. Elle ne doit pas remplacer mais travailler en lien avec les responsables politiques qui eux-mêmes ne doivent pas se défausser. Prendre en compte l’homme et tout homme. 
 Le CCFD-Terre Solidaire participe aux commissions de travail  de l’Assemblée Nationale sur les problèmes de la coopération, de l’Aide Publique au Développement.
 
Au CCFD Terre Solidaire, le plaidoyer est mené à deux niveaux : le plaidoyer au niveau local mobilise l’opinion publique surtout en période électorale, le plaidoyer mené par l’équipe nationale agit auprès des décideurs. Le plaidoyer doit aider à comprendre les enjeux au service de nos partenaires.

La finalité de l ‘économie c’est  le « vivre ensemble ». Les paradis fiscaux sont le sujet à l’ordre du jour. La responsabilité sociale des entreprises aussi. Il faut interpeller à propos de la responsabilité des multinationales (pollution du pétrole en RDC, agriculture inadéquate) dans le mal développement des pays du sud. L’entreprise doit être au service de la personne et de la communauté humaine en « transparence ». Il y a responsabilité quand le projet économique est détourné ou quand la collaboration manque avec la population locale.

Les réseaux thématiques au CCFD Terre Solidaire : il s’agit de nous mettre en lien avec l’international, aider la communauté française en apportant un regard d’analyse sur l’international, grâce à des échanges dans les deux sens. La baisse de l’intérêt sur l’international ou sur l’Europe : c’est un non sens et c’est techniquement absurde. La notion de « réseau sur un thème » répond à un souci d’alerte de la population française et à un souci indispensable d’ouverture à un autre public. Il faut démultiplier nos capacités d’alerte et d’appel, sensibiliser « à l’occasion de ».

Il faut oser se dire entre nous que l’Espérance est incarnée : Oui, l’herbe pousse, oui il y a des choses nouvelles et il faut le célébrer mais la solidarité n’est pas innée, elle est toujours à faire.
« Pessimiste ou optimiste ? me demandent les jeunes : cela n’a plus de sens pour moi. J’essaie d’être aux côtés de ceux et celles qui n’acceptent pas l’inacceptable ».

En guise de conclusion, posons-nous la question:
                  « Je vais aux périphéries ou je reste dans les sacristies ? »

  








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