vendredi 14 juin 2013

Le stand Solidari'quais à Bordeaux les 4 et 5 mai : Paroles de bénévoles


 
Dès  samedi matin, voiture pleine à craquer, Jean-Paul et Marie-Hélène débarquent et montent la tente CCFD Terre Solidaire sur les quais. Comme prévu, est bientôt installée l'exposition sur les paradis fiscaux et sont présentés les projets "Il n'y a pas de petites réussites".Le beau temps est de la partie, ce n'était pas gagné d'avance! Peu à peu, s'arrêtent les passants attirés par ce village où une quinzaine de stands présentent des produits solidaires.

 Bientôt rejoints par Alain et Bruno, les bénévoles girondins accueillent et répondent aux questions d'un public varié. Certains s'arrêtent alors qu'ils viennent marcher ou pédaler sur les quais, d'autres sont venus sciemment, sachant ce qu'ils allaient trouver, d'autres encore passent, pressés ou plus attirés par les savons odorants et bio du stand de notre voisin."ou indifférents. Certains hésitant parfois à s'approcher, il faut quitter le stand et aller vers l'extérieur. Intrigués par le puzzle de la carte Peters, les gens se prêtent au jeu et la discussion peut s'engager sur les rapports Nord-Sud.
Les panneaux explicatifs sur les paradis fiscaux ne laissent pas indifférents et sont source d'échanges et de débats. Après une longue journée, puisque le village fonctionnait jusqu'à 21h, le relais est pris dimanche par Anne, Isabelle et Michel. Pour cela, est remontée la tente qui avait dû être pliée samedi soir pour des questions de sécurité! Se succèderont des binômes de membres du CCFD Terre solidaire tout au long de la journée: Sylviane, Anne-Marie, Charles et Alain.

"Ce qui m'a frappé, c'est le nombre de jeunes qui se sont arrêtés, intéressés par les questions de solidarité internationale."  "Un stand sur les quais c'est un lieu où l'on peut trouver un public disponible, ouvert à la discussion". "On y rencontre des personnes engagées, parlant de leur engagement, d'autres plus défaitistes parfois concernées car en besoin de solidarité ici... logement, nourriture, etc." "En parlant des exemples de projets des partenaires (Haïti, Madagascar), des petites réussites et du plaidoyer, on a une réelle écoute, mais pour quel résultat ?"
  
Récit d'une rencontre faite ce dimanche par un des bénévoles.
 "Un cycliste revient (il avait pris des documents le matin) en me disant " Avec tout ce que j'ai lu de vos documents et modes d'action, je tiens à vous dire mon plein accord et veut vous soutenir par ce billet... Seul point : pourquoi pas CLFD au lieu de CCFD ?" Il est engagé dans un humanisme plus discret. J'ai répondu en lui rappelant ce qui enracine l'histoire du CCFD et l'origine de notre humanisme effectif et ouvert... Il s'en suivit un échange rapide sur la laïcité, sur une spiritualité laïque respectueuse des spiritualités...Compréhension, respect mutuel de nos familles d'origine, droits de l'homme, nous nous comprenions à demi mots. 
Dans ce monde et cette actualité qui divise, déprimante, violemment discriminante, vive les différences encourageantes et paisibles !" 

Voila, nous fumes une dizaine à nous relayer ce week-end là. Beaucoup de rencontres, une palette large d'opinions, une trentaine de personnes souhaitant être informées des activités du CCFD Terre Solidaire en Gironde. A ceux qui en doutent encore, nous disons : Sortons, allons vers l'extérieur, témoignons au-delà des parvis !

Bruno Banvillet, Equipe locale Gradignan
Marie-Hélène Trialle, Equipe locale Libourne

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